Premiers photographes au Maroc
de Collection Guy Joubert - Cavilla & Molinari
du vendredi 18 septembre au dimanche 29 novembre 2009
Maison de la Photographie Robert Doisneau
Brésil, symphonie humaine
de Claudia Andujar
Du jeudi 14 mai au dimanche 2 août 2009
Maison de la Photographie Robert Doisneau
Copyright photo : © Claudia Andujar
Maternité, Xincrin Kayapó, Village de Cateté, Pará, 1966
Née en 1931 en Suisse, Claudia Andujar passe son enfance en
Transylvanie, Hongrie et Roumanie, puis devient réfugiée après la 2nde
guerre mondiale. En 1946, elle part à New York rejoindre un
oncle, seul survivant avec elle de toute la branche familiale paternelle.
Puis, en 1955, elle retrouve sa mère à São Paulo, décide de rester au Brésil.
Dès 1958, elle publie des essais photographiques pour les magazines américains tels que Life, Look, Fortune, Jubilee,
Aperture. Passionnée par une population accueillante et d’une grande
hétérogénéité
culturelle, elle parcourt toutes les régions du
Brésil pour connaître le pays et constituer un répertoire
photographique des diversités culturelles et sociales.
Inédites pour la plupart, ces photographies constituent la
première partie de cette exposition. Entre 1965 et 1971, elle effectue 32 reportages, en free-lance, pour la revue
brésilienne Realidade. En 1971, ce magazine prépare une édition
spéciale sur l’Amazonie mais il n’est
pas prévu d’y montrer les Indiens, tant les préjugés à leur
encontre sont forts et le gouvernement leur est défavorable.
La photographe insiste pour faire un reportage sur une peuplade de la
forêt amazonienne. C’est sa rencontre avec les Indiens Yanomami (signifiant
“Êtres humains”). Ses images
révèlent une grande beauté et une certaine sensualité. La
rédaction décide de publier l’essai
parmi d’autres liés à l’ouverture des grandes routes et au développement
de l’Amazonie. Pour Claudia Andujar, cette rencontre décisive avec les Yanomami va la lier
profondément à eux et elle leur consacrera
désormais presque trente années de sa vie. Elle abandonne sa
carrière de reporter et poursuit ses voyages chez les Yanomami grâce à deux bourses de la Fondation
Guggenheim et une bourse du FAPESP* du Brésil. Elle vit auprès d’eux, parfois
durant de longues périodes, observe leurs rites et leurs
coutumes, s’imprègne de leur culture. Le cadre
lui-même, souvent baigné d’une faible
lumière, lui inspire une esthétique originale qui traduit sa longue observation de
leur vie et du chamanisme, expression essentielle de leur culture. De plus, en 1978, elle affirme son
engagement en participant à la fondation de la CCPY** et coordonne le projet de démarcation de leurs
terres. Au prix de grandes difficultés et d’un combat acharné, Claudia Andujar va
défendre la cause des 12 000 Yanomami du
Brésil*** dont l’existence et le territoire sont sans cesse
menacés. Au Brésil en 1993, le décret
de démarcation va définir leur territoire et, en 2004, l’ONG
Hutukara est fondée par les Yanomami. La défense
de leur vie, de leur culture et de leurs terres sont parmi les
avancées auxquelles Claudia Andujar et ses compagnons ont fortement contribué. Pour la
première fois en France, une grande exposition monographique est consacrée à cette
personnalité hors du commun, femme d’une grande
humanité et auteur d’une oeuvre photographique authentique.
Annie-Laure Wanaverbecq
* Institut pour le Progrès de la Science
** Comissão pela Criação do Parque
Yanomami
*** 25 000 Yanomami vivent entre le Brésil et le
Vénezuela : la CCPY concernait uniquement les Yanomami du
Brésil
MAISON DE LA PHOTOGRAPHIE ROBERT DOISNEAU
"En Avril 1992, pour ses quatre-vingts ans, Robert Doisneau donnait son
nom à la future Maison de la Photographie de Gentilly,
honorant ainsi sa ville natale.
En avril 1996, la Maison était inaugurée avec
l’exposition-manifeste « Est-ce ainsi que les
hommes vivent… », qui présentait 80
photographes, originaires de 17 pays différents, et couvrait
une période allant de 1905 à nos jours. La Maison
de la Photographie Robert Doisneau se consacre depuis à une
photographie d’inspiration humaniste, en revisitant cette
notion et en l’élargissant au-delà des
frontières et des époques. Ainsi, depuis plus de
dix ans, elle a réalisé de nombreuses expositions
inédites de photographes du monde entier sur des
thématiques très variées."
Annie-Laure Wanaverbecq
Extrait de la présentation du site web de l'expo.
1, rue de la division du Général Leclerc 94250
Gentilly
tél : 01 55 01 04 86 - fax : 01 47 40 82 06 -
maisondelaphotographie(AT)agglo-valdebievre.fr
Ouverture :
mercredi et vendredi de 12h à 19h
samedi et dimanche de 14h à 19h
Fermée les jours fériés
Groupes et visites scolaire sur rendez-vous.
Accès :
RER B, station Gentilly
Bus n° 57, n° 125, n° 184,
Bus gratuits de la Communauté d'agglomération de
Val de Bièvre.
Tarifs :
Plein tarif : 2€
Demi tarif : 1 € pour les étudiants,
chômeurs, retraités
gratuité pour les – de 18 ans
groupe à partir de 10 personnes : 1€ / pers.
groupe avec visite guidée : 2€ / pers.
gratuit le 1er dimanche de chaque mois.

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Cavilla & Molinari
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